Marine

Arthur Rimbaud

Les chars d’argent et de cuivre –
Les proues d’acier et d’argent –
Battent l’écume, –
Soulèvent les souches des ronces.
Les courants de la lande,
Et les ornières immenses du reflux,
Filent circulairement vers l’est,
Vers les piliers de la forêt, –
Vers les fûts de la jetée,
Dont l’angle est heurté par des tourbillons de lumière.

Arthur Rimbaud, Illuminations

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3 commentaires sur “Marine”

  1. delevalleux

    dit :

    J’adore ce poeme, il me fait penser à mes vacances à Noirmoutier XD

  2. Sylvain FOULQUIER

    dit :

    Non, ce poème n’est pas « super nul » (sauf aux yeux d’un individu inculte) : c’est au contraire un des plus audacieux et un des plus avant-gardistes des « Illuminations « . Écrit en vers libres, il développe une sorte d’hallucination, qui consiste en la juxtaposition de la lande et de la mer : la forêt et la jetée finissent par être confondues dans une seule analogie dont le dernier vers (« dont l’angle est heurté par des tourbillons de lumière « ) souligne le caractère à la fois surréel et solaire. Ce poème est éblouissant, même si « Voyelles » reste pour moi le chef-d’oeuvre absolu de Rimbaud.

  3. clacla

    dit :

    Super nul

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