Vendanges

Paul Verlaine
Vincent Van Gogh, La vigne rouge, 1888
Vincent Van Gogh, La vigne rouge, 1888


Les choses qui chantent dans la tête
Alors que la mémoire est absente,
Ecoutez, c’est notre sang qui chante…
O musique lointaine et discrète !

Ecoutez ! c’est notre sang qui pleure
Alors que notre âme s’est enfuie,
D’une voix jusqu’alors inouïe
Et qui va se taire tout à l’heure.

Frère du sang de la vigne rose,
Frère du vin de la veine noire,
O vin, ô sang, c’est l’apothéose !

Chantez, pleurez ! Chassez la mémoire
Et chassez l’âme, et jusqu’aux ténèbres
Magnétisez nos pauvres vertèbres,

Paul Verlaine

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6 commentaires sur “Vendanges”

  1. Joe

    dit :

    Je n’ai rien compris.

  2. Birgitte Henriksen

    dit :

    Un très beau poême!

  3. Vianey François

    dit :

    J’en ai les larmes aux yeux… Trop d’émotion dans un seul poème… Mon cœur danse la maccarena oh lala.

  4. Vida

    dit :

    C’est mon poète francais préféré! Magnifique!

  5. Gérard

    dit :

    La joie dans la plume du beau Verlaine. Peut-être a-t-il, lui même participé aux vendanges…! Et fait chanter ses vers.!

  6. videloup

    dit :

    je pense que il a du connaitre pour resumer la vigne comme cela et lui rendre hommage.

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