Errance captive

Sybille Rembard

Ciel rouge
nuages hagards

Le migrant perdu cherche une main
le regard ébouriffé de solitude

Aucune humanité dans ce pays de rêve
du bateau meurtrier à la famine de la ville

Écarté par les hommes
il feuillette un destin qui n’est pas le sien

Oiseau meurtri par la (in)civilisation

il avale les silences
aux visages multiples
son espoir enterré dans le labyrinthe

La frontière est prête
sa vie en boomerang
volée

Sybille Rembard, 2017

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