Les colombes

Théophile Gautier

Sur le coteau, là-bas où sont les tombes,
Un beau palmier, comme un panache vert,
Dresse sa tête, où le soir les colombes
Viennent nicher et se mettre à couvert.

Mais le matin elles quittent les branches ;
Comme un collier qui s’égrène, on les voit
S’éparpiller dans l’air bleu, toutes blanches,
Et se poser plus loin sur quelque toit.

Mon âme est l’arbre où tous les soirs, comme elles,
De blancs essaims de folles visions
Tombent des cieux en palpitant des ailes,
Pour s’envoler dès les premiers rayons.

Théophile Gautier

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3 commentaires sur “Les colombes”

  1. Thibault

    dit :

    Extraordinaire

  2. Ytreza

    dit :

    j’aime bien Théophile Gautier

  3. Clémence ?

    dit :

    Il est Magnifique j’adore 🙂

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