Le Pianiste

Laetitia Sioen

Clé de sol au matin,
La première note résonne dans un silence.

Ses longs doigts effleurent les touches,
Le do crescendo confond le noir et le blanc.

D’accroche coeur en croche à tête,
La corde raide vibre au fur et à mesure.

Son visage charge la mélodie,
Les lignes de partition vide se courbent.

Ses mains courent et s’arrêtent,
Le son du ventre de la baleine résonne encore.

Dans un dernier soupir,
Il se dresse et s’incline pour une dernière révérence.

Laetitia Sioen, 2016

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Un commentaire sur “Le Pianiste”

  1. claire

    dit :

    Mais de quel recueil ce texte est-il tiré ?

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