Oh ! Quand la Mort

Théodore de Banville

Oh ! quand la Mort, que rien ne saurait apaiser,
Nous prendra tous les deux dans un dernier baiser
Et jettera sur nous le manteau de ses ailes,
Puissions-nous reposer sous deux pierres jumelles !
Puissent les fleurs de rose aux parfums embaumés
Sortir de nos deux corps qui se sont tant aimés,
Et nos âmes fleurir ensemble, et sur nos tombes
Se becqueter longtemps d’amoureuses colombes !

Avril 1845.

Théodore de Banville, Les Stalactites, 1846

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Un commentaire sur “Oh ! Quand la Mort”

  1. Gérrare richetemps de Champagne

    dit :

    Oh! quel sublime poème ! Dans mon temps les poèmes étaient beaux, comme celui-ci.

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