Les hiboux

Charles Baudelaire

Sous les ifs noirs qui les abritent,
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent !

Sans remuer, ils se tiendront
Jusqu’à l’heure mélancolique
Où poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s’établiront.

Leur attitude au sage enseigne,
Qu’il faut en ce monde qu’il craigne :
Le tumulte et le mouvement.

L’homme ivre d’une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D’avoir voulu changer de place.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

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9 commentaires sur “Les hiboux”

  1. Blandine Durand

    dit :

    Qu’est ce qui rend les hiboux inquiétants dans le poème?

  2. Martin

    dit :

    Je trouve que ce poème contient une belle leçon de vie surtout en cette période bien confuse dans tous les domaines.

  3. capucine

    dit :

    J’aime bien !

  4. Mamou-chaclal

    dit :

    Merci les gars, j’aime les hiboux.

  5. Mathilde

    dit :

    Super poème mais compliqué à comprendre. Quel effet ça a pour vous ?

  6. Morin yaël

    dit :

    Il est bien et assez long.

  7. prof de francais

    dit :

    Voici les dates de mort et de naissance pour les personnes qui ne trouvent pas : 1821-1867. Ce poème est super pour les écoles. Il est assez dur à comprendre pour des jeunes de CM1 mais si vous êtes bon prof, je vous conseille de l’expliquer à vos élevés…

  8. Nawel Belroussi

    dit :

    Je trouve ce poème superbe!!!

  9. amandine

    dit :

    La date de ce poème est introuvable. Quelqu’un pourrait-il me la donner svp ?

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