Rosemonde

Guillaume Apollinaire

Longtemps au pied du perron de
La maison où entra la dame
Que j’avais suivie pendant deux
Bonnes heures à Amsterdam
Mes doigts jetèrent des baisers

Mais le canal était désert
Le quai aussi et nul ne vit
Comment mes baisers retrouvèrent
Celle à qui j’ai donné ma vie
Un jour pendant plus de deux heures

Je la surnommai Rosemonde
Voulant pouvoir me rappeler
Sa bouche fleurie en Hollande
Puis lentement je m’allai
Pour quêter la Rose du Monde

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

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Un commentaire sur “Rosemonde”

  1. Rosemonde Miselin

    dit :

    La du monde est la seule Rose qui ne sera jamais fanée

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