Ne laisse jamais le vide t’envahir

Richard Taillefer

Sur quelle barque atteindre le rivage. Puisse mon cri, clamer toute cette douleur qui m’aveugle. Le bonheur pourrait-il m’entendre, ne serait-ce qu’une fois ? Lou soulèu est déjà couché, je n’ai rien écrit, si ce n’est quelques lignes où des mots maladroits s’entrechoquent en cascade, jouent à colin- Maillard. Je sais, les airs à la mode font couler bien des larmes. Chez moi, vous ne trouverez que de piètres lamentations. Je ne déposerai pas l’inventaire à vos pieds.

Ce fatras des confidences que l’on raconte sans même y croire.

Sur toutes ces choses
Pose une nappe de silence
Mais ne laisse jamais le vide t’envahir

Richard Taillefer, Textes extraits du manuscrit « Ce petit trou d’air au fond de la poche »

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