Myrtho

Gérard de Nerval

Je pense à toi, Myrtho, divine enchanteresse,
Au Pausilippe altier, de mille feux brillant,
A ton front inondé des clartés d’Orient,
Aux raisins noirs mêlés avec l’or de ta tresse.

C’est dans ta coupe aussi que j’avais bu l’ivresse,
Et dans l’éclair furtif de ton oeil souriant,
Quand aux pieds d’Iacchus on me voyait priant,
Car la Muse m’a fait l’un des fils de la Grèce.

Je sais pourquoi là-bas le volcan s’est rouvert…
C’est qu’hier tu l’avais touché d’un pied agile,
Et de cendres soudain l’horizon s’est couvert.

Depuis qu’un duc normand brisa tes dieux d’argile,
Toujours, sous les rameaux du laurier de Virgile,
Le pâle hortensia s’unit au myrte vert !

Gérard de Nerval

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3 commentaires sur “Myrtho”

  1. Lina

    dit :

    J’aimerai avoir une analyse de ce poème parce que j’en ai vraiment besoin et je trouve des difficultés.

  2. Cheneau

    dit :

    I – la représentation de la femme
    A) Myrtho, personnage éponyme
    B) le blason de la femme
    C) un amour déclinant
    II – L’orient
    A) la place importante de l’orient
    B) ivresse poétique
    C) attachement du « je » a ses pairs

  3. nihouarn

    dit :

    J’aimerai avoir un plan sur le poème Myrtho avec la problematique suivante : Quelles représentations de la femme le poète dresse t-il dans ce sonnet ?

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