Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie

Louise Labé

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J’ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m’est et trop molle et trop dure.
J’ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j’endure ;
Mon bien s’en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.

Louise Labé, Sonnets

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49 commentaires sur “Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie”

  1. Rubben

    dit :

    J’ai presque pleuré, je comprend tout ses mots, et je ressens son malheur.

  2. Jfjc

    dit :

    C’est beau. Je trouve qu’il y a une vrai profondeur et je compatis à sa douleur

  3. +-+

    dit :

    Touchant

  4. Logan vennevier

    dit :

    J’adore

  5. Quelqu’un

    dit :

    c’est magnifique! Je suis en 3eme et je trouve ça tellement majestueux! C’est de l’art.

  6. une lycéenne

    dit :

    Je cherche une iconographie qui serait lié à ce poème, pouvez m’en donner s’il vous plait

  7. Basarab

    dit :

    J’ai vraiment apprécié la nuance du plaisir à la douleur cela correspond vraiment à l’être humain.

  8. Vlad Basarab

    dit :

    La date de parution 1555

  9. Anonyme

    dit :

    Ce poème est magnifique

  10. Raph

    dit :

    Ce poème est vraiment de toute beauté…

  11. MAELYS

    dit :

    Ce poème est fait de sentiments contradictoire:  » je vis, je meurs » ,  » je ris, je larmoie ».
    Utilisation d’hyperbole: « j’ai grand ennuis (douleur) »: « je me brûle et me noie »:  » être au haut de mon désiré heur ».
    Dans son poème, Louise Labé raconte que sa joie d’aimer est dominé par la tristesse et la douleur.
    La poétesse exprime des émotions, des sensations contradictoires: douloureuses.

  12. Ciril HANOUNA

    dit :

    Très très profond

  13. R2M LE K

    dit :

    Ce poème me fait ressentir un sentiment triste. Il est beau.

  14. louloulelou

    dit :

    Quel est la date du poème ?

  15. cigale

    dit :

    Adulte, et même adulte âgée, mon Bac a été passé depuis longtemps, mais ce poème que nous avons dû apprendre en 3e revient à ma mémoire à chaque fois que je pense à un poème d’amour. J’ai eu l’occasion de ressentir toutes les sensations décrites par Louise Labé, à une époque où parler du ressenti des femmes était proscrit.Par delà les siècles, l’amour fait toujours le même effet.

  16. FOUGERE Côme

    dit :

    Moi, je suis en 4e et notre professeur de français veux que nous trouvions un poème d’amour et ma soeur m’a conseillé celui là mais j’appréhende un peu.

  17. Louis

    dit :

    Trop beau… je suis poète et dès que je l’ai lu, j’en ai fais un un peu pareil… C’est génial !

  18. Lorette

    dit :

    J’aime beaucoup ce poème, il exprime vraiment ce qu’on ressent quand la douleur ne disparaît pas. Je ne suis pas vraiment sûr d’avoir compris le bon sens du poème mais si ce que j’ai compris est correct, ce poème est très triste.

  19. Grégory leonard

    dit :

    Il est trop beau!

  20. ZOZØ64

    dit :

    Moi aussi je suis en 4e je dois l’apprendre et le réciter. Au début,on ne comprend rien mais après explication ce poème est très beau. Il est un peu dure mais vu qu’en poésie je suis assez bon c’est moins compliqué.

  21. Anonymes

    dit :

    Je suis en 5eme et je dois l’apprendre et je le comprends pas

  22. Louise Cyter

    dit :

    Je ne vois qu’en ce poème une émotion très réel ! Je kiff votre poème. Merci énormément ☺️

  23. Moi

    dit :

    Il est adressé à ki?!

  24. co21

    dit :

    Ce poème est très important pour les années a venir, je l’ai étudié en 4ème en pensant qu’il ne me serait pas utile pour plus tard. et bien c’est tout le contraire. Retenez-le parce qu’au lycée avec les dissertations ce poème est vraiment très utile. J’ai fait l’erreur de jeter mes cours de 4eme et 3eme, ne faites pas la même erreur que moi vous allez le regretter.

  25. 4eme

    dit :

    Quelqu’un pourrait m’expliquer ? Je ne comprends pas très bien ce poème.

  26. Kalil

    dit :

    Il est beau …

  27. AZERTY

    dit :

    C’est un vrai bordel ! Je ne comprend rien !

  28. INCONNUE

    dit :

    Pour toutes personnes étant en classe de 4ème, retenez le maximum sur ce poème car il pourra figurer dans votre liste de texte pour le baccalauréat de français.

  29. Gaelle Druon

    dit :

    Très beau poème! Mais je dois trouver une chanson en rapport avec ce poème. Si des personnes ont des idées n’hésitez pas, merci.

  30. Théo 4°A√

    dit :

    Nous avons travaillé (4°) ce poème. Je n’ai pas tout pigé mais il est beau.

  31. estelle

    dit :

    Magnifique poème. Je suis en 4ème et j’ai dû le réciter. Dur à comprendre au début mais une fois compris il est super beau.

  32. Alberte

    dit :

    J’adore ce poème ! En plus nous sommes après l’étudié ! Chapeau à Louise Labé !

  33. Sk3

    dit :

    A réviser pour le bac blanc… Je ne comprends rien à ce poème.

  34. Wd

    dit :

    Je suis en 4 ème et ce poème est super dur.

  35. Reddemon

    dit :

    Super poème ! Je suis en 4 eme je dois le réciter

  36. Lily

    dit :

    Tres beau poème merci!

  37. Jème lé péni

    dit :

    Très bonne poèsie en 4 ème. Je dois n’en faire une auto dictée demain, super ça m’aide beaucoup.

  38. INCONNUE

    dit :

    Ce poème est bien lyrique il nous fait rêver avec son parallèlisme et son champs lexical de l’amour bravo a Labe pour ce magnifique poeme

  39. Lucas

    dit :

    En quelle année est sortie ce poème ?

  40. Zozo

    dit :

    Facile à comprendre. J’adore ce poème.

  41. Rémi Xuereb .

    dit :

    En lisant les commentaires de ce poème, et relisant le poème de la poétesse, je suis frappé par cette fin du poème terrible et brutale, qui nous questionne en partie qu’elle a fait souffrir l’auteure de cette méditation sur la désillusion et l’impossibilité d’aboutir. les commentateurs ont tendance à se projeter dans le poème et se manifestent ou dans leur approbation ou dans leur désapprobation de ce poème. Pour ma part, j’estime la qualité de ce poème en lien avec l’authenticité de ton L’auteure n’a pas essayé de dissimuler les difficultés intimes en « fabriquant » un poème largement séparé et distant de la réalité, en lien avec tant d’humains qui vivent la même chose. le rôle du poète n’est il pas d’évoquer, à la suite de la déclaration d’Eluard, plutôt que d’invoquer dans une prose idéaliste sans lien réel avec la vie vraie, mais toujours idéalisée, mais alors, quel écho lointain et distordu pouvons nous accueillir, qu’une chimère jolie et tirée d’un paradis d’où personne n’est revenu pour nous conter les chroniques ni les heures ?

  42. Géli

    dit :

    Je ne vois dans ce poème que l’expression du mal de vivre d’une « cyclothymique ». Elle décrit non pas un mal d’amour mais un mal de vivre bien connu, alternant des phases d’euphorie et de désespoir. Mais quel talent dans cette « fausse simplicité »! Merci Louise Labé.

  43. lisou

    dit :

    Très beau poème, j’adore!

  44. Inconnue

    dit :

    Je ne suis pas d’accord avec Inconeni : ce poème est parfait, même si on voit une facilité dedans. Louise Labé n’a pas forcément fait ce poème avec la plus grande facilité, elle a cherché au plus profond d’elle. Elle parle des sentiments amoureux : « Ainsi Amour inconstamment me mène » elle veut dire qu’elle « s’y perd », en quelque sorte, Louise Labé ne sait pas quelle humeur ni quelle attitude adopter face à ce changement, à cette perturbation, même si elle en sait la nature.

  45. Inconeni

    dit :

    Je n’ai pas aimé ce poème car je trouve qu’il a été avec une telle aisance et facilité qu’il casse tout le rythme du poème, de la poétesse, et nous mène à une déception totale de sa part bien qu’il soit travaillé.

  46. Encore moi

    dit :

    Profondément

  47. gousse

    dit :

    Adressé parait-il à Moliere. Quel profondeur…

  48. Sylvain FOULQUIER

    dit :

    La poésie de Louise Labé a eu le mérite de faire entendre le désir féminin dans toute sa beauté et son étrangeté, ce qui au XXVIÈME siècle était particulièrement audacieux (c’est encore le cas aujourd’hui en Afrique du Nord et au Moyen-Orient) : de ce point de vue elle appartient à la même lignée que Sapho, Anaïs Nin…ou Pauline Réage. Ce sonnet est sans doute son plus beau et a des accents raciniens avant la lettre : la clarté de son style exprime superbement l’ombre et la lumière d’Eros.

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