Omerta

Thibault Desbordes

I

Demain je m’en irai
Sous l’enseigne du banc, où il fait bon espoir
De déclarer forfait,
D’avancer sans retrait à l’ombre des couloirs.

Quand tintera au clair une règle, un bocal,
Ânonnons tous en chœur comme un grand récital
L’âpre combinaison des gorges enrouées,
Car je vois, mes amis, l’omerta m’écrouer.

II

Chantons, chantons chers amis !
Déversons nos poumons cois
À la tête de l’égérie
Comme un hideux éjaculat.

 

Thibault Desbordes

Imprimer ce poème

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *