Les cônes

Thibault Desbordes

23h54.
Un bâton de réglisse ancré entre les dents,
Le béton d’un quartier battant sous ma semelle,
L’odeur du chèvrefeuille exprime dans mon chant
Le regard de la Lune, aussi blanche que belle.

Sous cette rue livide où la lumière est jaune,
Des armadas de nefs croisent en ciel obscur.
Alors que sur le sol, de bien modestes cônes
Pointent vers les hauteurs, exaspérés d’azur !

Thibault Desbordes

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2 commentaires sur “Les cônes”

  1. Boris Beau-Baux

    dit :

    J’ai fort apprécié ce poème, il a embelli ma journée… jtm poetica

  2. Mathilde

    dit :

    Très beau poème

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