Jusqu’au ciel d’azur gris le pré léger s’élève

Cécile Sauvage

Jusqu’au ciel d’azur gris le pré léger s’élève
Comme une route fraîche inconnue aux vivants ;
La mouillure de l’herbe et de la jeune sève

Répand dans l’air rêveur son haleine d’argent.
Sur les bords de ce pré le bouleau se balance
Avec le merisier profond dans ses rameaux
Où des moineaux dorés sautillent en silence
Comme aux pures saisons d’un univers nouveau.

Je te pénètre, ô pré que longent des collines
Où la fougère étend son feuillage en réseau.
Et j’écoute parler la voix molle et divine
De la calme nature au milieu des oiseaux.

Cécile Sauvage, Mélancolie

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2 commentaires sur “Jusqu’au ciel d’azur gris le pré léger s’élève”

  1. Antone

    dit :

    …pour mémo, Cécile Sauvage est la mère d’Olivier Messiaen. Quelle sensibilité !

  2. Antone

    dit :

    Emouvant, belle musicalité dans les mots et les images

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