Matin d’hiver

Isabelle Callis-Sabot

La brume conservait un goût de rêve étrange,
Déliant la candeur des secrets de la nuit,
Elle mêlait ainsi le soleil et l’ennui
Sous le voile infini de son aile d’archange ;

Déliant la candeur des secrets de la nuit
La neige regardait l’étoile ou le nuage,
Pâle comme un soupir, triste comme un naufrage,
Elle mêlait ainsi le soleil et l’ennui ;

La neige regardait l’étoile ou le nuage
Lorsque je m’éveillai dans le petit matin
Bercée par la douceur d’un rayon de satin…
Pâle comme un soupir, triste comme un naufrage.

Isabelle Callis-Sabot

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2 commentaires sur “Matin d’hiver”

  1. Christine

    dit :

    Merci à vous. Vos vers sont très beaux. Quelle délicatesse pour saisir la fatigue de ces matins d’hiver, et l’espérance fragile…Christine, Lyon

  2. Cécile Carrara

    dit :

    J’adore ! Ca crée comme un refrain qui revient, une musique aux images parlantes… Merci

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