Sous bois

Théodore de Banville

A travers le bois fauve et radieux,
Récitant des vers sans qu’on les en prie,
Vont, couverts de pourpre et d’orfèvrerie,
Les Comédiens, rois et demi-dieux.

Hérode brandit son glaive odieux ;
Dans les oripeaux de la broderie,
Cléopâtre brille en jupe fleurie
Comme resplendit un paon couvert d’yeux.

Puis, tout flamboyants sous les chrysolithes,
Les bruns Adonis et les Hippolytes
Montrent leurs arcs d’or et leurs peaux de loups.

Pierrot s’est chargé de la dame-jeanne.
Puis après eux tous, d’un air triste et doux
Viennent en rêvant le Poëte et l’Ane.

Théodore de Banville

Imprimer ce poème

2 commentaires sur “Sous bois”

  1. GIGOUZACSOPHIE

    dit :

    Je l’ai appris 4 fois à l’école. Un magnifique poème de Jeanne d’Arc.

  2. lila Sechan

    dit :

    A quelle date a t’il était écrit ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *