L’Ane et le petit Chien

Jean de La Fontaine

Ne forçons point notre talent,
Nous ne ferions rien avec grâce :
Jamais un lourdaud, quoi qu’il fasse,
Ne saurait passer pour galant.
Peu de gens, que le Ciel chérit et gratifie,
Ont le don d’agréer infus avec la vie.
C’est un point qu’il leur faut laisser,
Et ne pas ressembler à l’Ane de la Fable,
Qui pour se rendre plus aimable
Et plus cher à son maître, alla le caresser.
« Comment ? disait-il en son âme,
Ce Chien, parce qu’il est mignon,
Vivra de pair à compagnon
Avec Monsieur, avec Madame ;
Et j’aurai des coups de bâton ?
Que fait-il ? il donne la patte ;
Puis aussitôt il est baisé :
S’il en faut faire autant afin que l’on me flatte,
Cela n’est pas bien malaisé.  »
Dans cette admirable pensée,
Voyant son Maître en joie, il s’en vient lourdement,
Lève une corne toute usée,
La lui porte au menton fort amoureusement,
Non sans accompagner, pour plus grand ornement,
De son chant gracieux cette action hardie.
« Oh ! oh ! quelle caresse ! et quelle mélodie !
Dit le Maître aussitôt. Holà, Martin bâton!  »
Martin bâton accourt ; l’Ane change de ton.
Ainsi finit la comédie.

Jean de La Fontaine

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5 commentaires sur “L’Ane et le petit Chien”

  1. Trouillet

    dit :

    L’histoire est: Un ane jaloux et délaissé par ses maitres est remplacé par un petit chien. En imitant le chien l’ane carressa son maitre et se fit de nouveau prendre des coups de batons.

  2. clarisse

    dit :

    bien mais un peu long le vocabulaire est compliquer mais avec un peu de volonté on y croit et c pas n importe quoi c un la fontaine !!!

  3. Jeanne

    dit :

    Je ne le comprend pas.Si on peux m’expliquer.

  4. maelle

    dit :

    c tre bien je trouve

  5. maelle

    dit :

    oui mai c normale

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