Terres inconnues

Sybille Rembard

aux frontières de la folie
le cerveau déploie ses facultés
tatouages étranges
âme daltonienne
ironie du présent
fable inquiétante

Je regarde le monde avec les yeux d’un séraphin
les couleurs se mélangent
se blessent
Je régurgite la douleur
de mes aïeux

J’erre parmi les autres
en sursis
une fine pluie dorée
tombe sur mes rêves

je suis le gouffre du monde
sans fin

Sybille Rembard

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13 commentaires sur “Terres inconnues”

  1. LE BIHAN MONIQUE

    dit :

    Je trouve que ce poème correspond tout a fait a ce moment de ma vie, je suis émerveillée, c’est tout ce que je ne pouvais pas dire, et pourtant ! Je suis le gouffre du monde, sans fin ! (j’ai 65 ans)

  2. Claire

    dit :

    J’utilise ce poème pour un projet d’annotation pour ma classe de français. Je ressens beaucoup de pression dans ma vie à ce moment, donc peut-être avec ce poème qui est écrit avec un tel style et avec tellement de couleurs je peux montrer ma message proprement à eux.

  3. Blanc

    dit :

    Quelle est la date de creation ?

  4. skizo

    dit :

    Exactement ce que je ressent et ce pourquoi j’écris!!!
    Bravo c’est trop fort je me permettrais de vous cité afin de partager votre magnifique poème…. Merci

  5. Amourdespoemes

    dit :

    Bravo pour ce joli poème que j’ai bien apprécié.

  6. Baudoin

    dit :

    Quelle justesse!
    Quelle écriture!
    Quelles métaphores!
    Quelle rhétorique!
    Quelle argutie!

  7. Fabien Charrasse

    dit :

    Un regard sur le monde pour le moins … « angoissant ».

  8. Enis

    dit :

    Pourquoi « une fine pluie dorée » ?

  9. Dreamer

    dit :

    Beau poème

  10. shadow light

    dit :

    trop bien

  11. sibylleg

    dit :

    Et puis vient un jour ou l’on a tout régurgité et ou les couleurs reviennent. La traversée se termine et l’on est encore debout. Une autre Sibylle

  12. Guerby Lisius

    dit :

    Très beau poème

  13. Liloup64

    dit :

    Très joli. Je le trouve délicat et j’apprécie tout particulièrement les deux derniers vers : « Je suis le gouffre du monde, sans fin ».

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