Chanson de juin

Auguste Lacaussade

La rose fraîche et vermeille
Ouvre son cœur à l’abeille ;
La blonde fille du ciel

Buvant son âme odorante,
Sur la fleur s’endort mourante,
Ivre d’arôme et de miel.

Cette rose, c’est ta bouche.
Oh ! bienheureuse la mouche
Pour qui la fleur doit s’ouvrir !
Qui du miel dont tu me sèvres,
Un jour, pourra sur tes lèvres
Boire l’ivresse et mourir !

Auguste Lacaussade, Études poétiques, 1876

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Un commentaire sur “Chanson de juin”

  1. brice

    dit :

    Très touchant ce beau poème.

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