Prestissimo !

Esther Granek

C’est arrivé ! Heure irréelle !
Grand jour est né qui ne voit qu’eux !
ils en frétillent, comblés, heureux !
Ô gloire aux chatoyantes ailes !

En l’auréole à peine éclose,
sitôt guignol, sitôt ficelles.
Sitôt pauvres jeux démentiels
où leur image se compose.

Esclaves ainsi de leur allure,
ils seront seigneurs sur l’affiche
en attendant qu’on ne les fiche
hors du circuit !… Mais rien ne dure…

Esther Granek, De la pensée aux mots, 1997

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