Les Roses

Théodore de Banville

Le Printemps rayonnant, qui fait rire le jour
En montrant son beau front, vermeil comme l’aurore,
Naît, tressaille, fleurit, chante, et dans l’air sonore
Éveille les divins murmures de l’amour.

O Sylphes ingénus, vous voilà de retour!
De mille joyaux d’or la forêt se décore,
Et blanche, regardant les corolles éclore,
Titania folâtre au milieu de sa cour,

A travers l’éther pur dont elle fait sa proie,
Tandis que la lumière, éclatante de joie,
Frissonne dans la bleue immensité des cieux.

Beauté qui nous ravis avec tes molles poses,
Dis, n’est-ce pas qu’il est doux et délicieux
De plonger follement ta bouche dans les roses?

Novembre 1888

Théodore de Banville, Dans la fournaise, 1892

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3 commentaires sur “Les Roses”

  1. Hadi diha

    dit :

    Je suis très comblé après avoir lu ce poème

  2. Manon

    dit :

    J’aime beaucoup ce poème. Il correspond à ce que je recherche pour mon anthologie.

  3. lorie massardier

    dit :

    Trop bien ce poéme 😉

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