Odelette à une jeune maîtresse

Pierre de Ronsard

Pourquoy comme une jeune poutre
De travers guignes tu vers moy ?
Pourquoy farouche fuis-tu outre
Quand je veux approcher de toy ?

Tu ne veux souffrir qu’on te touche ;
Mais si je t’avoy sous ma main,
Asseure toy que dans la bouche
Bien tost je t’aurois mis le frain.

Puis te voltant à toute bride
Je dresserois tes pieds au cours.
Et te piquant serois ton guide
Par la carriere des Amours,

Mais par l’herbe tu ne fais ores
Qui suivre des prez la fraicheur,
Pource que tu n’as point encores
Trouvé quelque bon chevaucheur.

Pierre de Ronsard, Les Odes ( XXXVII)

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6 commentaires sur “Odelette à une jeune maîtresse”

  1. Aubéto

    dit :

    Traduction (sans poésie)
    Pourquoi me regardes-tu de travers
    Comme une poutre mal placée ?
    Pourquoi, en outre, fuis-tu farouche
    Quand je veux t’approcher ?

    Tu ne veux pas qu’on te touche ;
    Mais si je t’avais sous la main
    Sois bien sûre que dans ta bouche
    Je t’aurais bientôt mis le frein (de mon pénis).

    Puis te renversant à toute vitesse
    Je lèverais tes pieds comme il convient (cours = pour la suite).
    Et te pénétrant serait ton guide
    Pour ton vagin, (ou ton anus si carrière = arrière ?)

    Mais sur l’herbe, tu ne parles plus (orer = discourir)
    De la fraicheur des prés,
    Tant que tu n’as pas trouvé
    Quelque bon chevaucheur.

    (Les quelques mots difficiles ont été trouvés sur le « Lexique de Ronsard, par L. Mellerio)

  2. jules lataupe

    dit :

    Beaucoup de sous entendus auprès d’odelette l’atout phare de Pierre de Ronsard!

  3. Midou

    dit :

    Pierre de RONSARD (1524-1585)

    Odelette à une jeune maîtresse

    Pourquoi, comme une jeune Poutre,
    De travers guignes-tu vers moi ?
    Pourquoi, farouche, fuis-tu outre,
    Quand je veux approcher de toi ?

    Tu ne veux pas que l’on te touche,
    Mais si je t’avais sous ma main,
    Assure-toi que dans la bouche
    Bientôt je t’aurais mis le frein.

    Puis, te voltant à toute bride,
    Soudain je te ferais au cours,
    Et te piquant, serais ton guide
    Dans la carrière des Amours.

    Mais par l’herbe tu ne fais ore
    Que suivre des prés la fraîcheur,
    Parce que tu n’as point encore
    Trouvé quelque bon chevaucheur

  4. Charpentier Clement

    dit :

    Jolie texte malgré les phrases que je ne comprends pas.

  5. Esméralda

    dit :

    En chevauchées fantastiques Le Pierre prêt à festoyer!! 🙂

  6. Pipo

    dit :

    Ca aurait dû être bon mais il y a bien beaucoup de phrases que je n’arrive pas à comprendre! Dommage…

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