À la marquise du Châtelet

Voltaire

Ainsi donc cent beautés nouvelles
Vont fixer vos brillants esprits
Vous renoncez aux étincelles,
Aux feux follets de mes écrits
Pour des lumières immortelles ;
Et le sublime Maupertuis
Vient éclipser mes bagatelles.
Je n’en suis fâché ni surpris ;
Un esprit vrai doit être épris
Pour des vérités éternelles :
Mais ces vérités que sont-elles ?
Quel est leur usage et leur prix ?
Du vrai savant que je chéris
La raison ferme et lumineuse
Vous montrera les cieux décrits,
Et d’une main audacieuse
Vous dévoilera les replis
De la nature ténébreuse :
Mais, sans le secret d’être heureuse,
Il ne vous aura rien appris.

Voltaire, Épîtres, stances et odes

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7 commentaires sur “À la marquise du Châtelet”

  1. Chaussé au moine

    dit :

    Regnault juliette, cherche sur internet. Tu tapes conception amour voltaire et puis voilà quoi. Pas de stress, y a point s.

  2. Mazel

    dit :

    Quelle élégance dans le chagrin
    Quelle acceptation sans illusions
    Quelle tristesse pudique
    Quel poète miséricordieux!

  3. OOYR45°

    dit :

    Très nul je trouve! La poésie n’est pas une oeuvre philosophique avec des rimes, il est vrai que ses idées sont belles, mais ne sont pas mis dans le plus beau cadre car parfois, pour une certaine peinture, au lieu de mettre un cadre grossier, d’or, d’arabesques… il est préférable de choisir quelque chose de plus simple, plus sensible…

  4. Regnault juliette

    dit :

    Mais quel conception de l’amour à Voltaire?

  5. fidel

    dit :

    En réalité, aimer c’est trouver la richesse de soit car l’amour simple ne meure jamais, ainsi sans l’amour le monde est nul.

  6. José Tomás Esteves Arria

    dit :

    Genie…!

  7. rodrigue

    dit :

    Joli texte très émouvant

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