Sur la côte

Emile Verhaeren

Un vent rude soufflait par les azurs cendrés,
Quand du côté de l’aube, ouverte à l’avalanche,
L’horizon s’ébranla dans une charge blanche
Et dans un galop fou de nuages cabrés.

Le jour entier, jour clair, jour sans pluie et sans brume,
Les crins sautants, les flancs dorés, la croupe en feu,
Ils ruèrent leur course à travers l’éther bleu,
Dans un envolement d’argent pâle et d’écume.

Et leur élan grandit encor lorsque le soir,
Coupant l’espace entier de son grand geste noir,
Les poussa vers la mer, où criaient les rafales,

Et que l’ample soleil de juin, tombé de haut,
Se débattit, sanglant, sous leur farouche assaut,
Comme un rouge étalon dans un rut de cavales.

Emile Verhaeren, Les bords de la route

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6 commentaires sur “Sur la côte”

  1. lucas T

    dit :

    Ce poème est juste beau

  2. Elina Le Cors

    dit :

    Je trouve que ce poème est très beau mais heureusement je n’ai pas eu à l’apprendre.

  3. valentine

    dit :

    C’est super beau

  4. Olivier

    dit :

    J’ai ce poème à apprendre pour la 6eme. Il est très compliqué. Je ne le conseille pas, il est très dur.

  5. Mathis

    dit :

    C’est juste impressionnant ! Bravo à l’auteur. Respect.

  6. Marina

    dit :

    C’est juste impressionnant !

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