Chanson d’automne

Paul Verlaine

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Paul Verlaine, Poèmes saturniens

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38 commentaires sur “Chanson d’automne”

  1. Kenny le thug

    dit :

    J’adore ce poème!

  2. ALINE

    dit :

    Verlaine comme beaucoup d’écrivains de l’époque était un grand alcoolique, et dans ses crises éthyliques, il frappait sa mère.
    Conscient, dans ces moments là , il se souvient du mal qu’il faisait, à sa pauvre mère…….Paul Verlaine enfant difficile mais brillant, a vécu une vie tumultueuse et violente. , après le décès du père en décembre 1865, Il vécu chez sa mère avec laquelle il entretiendra une relation de proximité et de violence toute sa vie. Paul Verlaine est aussi très proche de sa chère cousine Élisa, orpheline recueillie dès 1836 et élevée par les Verlaine avec leur fils : il souhaitait secrètement l’épouser, mais elle se marie en 1861 avec un entrepreneur aisé (il possède une sucrerie dans le Nord) ce qui permettra à Élisa de l’aider à faire paraître son premier recueil (Poèmes saturniens, 1866). La mort en couches en 1867 de celle dont il restait amoureux le fait basculer un peu plus dans l’excès d’alcool qui le rend violent : il tente même plusieurs fois de tuer sa mère.Son alcoolisme entraîne des crises de violence répétées. Il est emprisonné à Vouziers, du 13 avril au 13 mai 1885, pour avoir tenté une nouvelle fois d’étrangler sa mère, avec laquelle il vit toujours (elle mourra le 21 janvier 1886). Longue déchéance, sa fin de vie est quasiment celle d’un clochard, hantant cafés et hôpitaux et condamné à des amours « misérables »27. Soutenu par de rares subsides publics ou privés, il donne quelques conférences. Il ne produit plus guère que des textes d’occasion, dont des poèmes érotiques, voire pornographiques. Souffrant de diabète, d’ulcères et de syphilis28, il meurt d’une pneumonie aiguë le 8 janvier 1896, à 51 ans, au 39 rue Descartes, dans le Ve arrondissement de Paris29. Ses obsèques ont lieu le 10 janvier 1896 en l’église Saint-Étienne-du-Mont. Il est inhumé au cimetière des Batignolles à Paris, dans la 20e division, zone qui se trouve actuellement en dessous du boulevard périphérique. En 1989, sa tombe a été transférée dans la 11e division, en première ligne du rond-point central30.

    En totale rupture avec la morale convenue de son temps, Paul Verlaine apparaît comme une figure emblématique du poète maudit, aux côtés d’Arthur Rimbaud qu’il a fait connaître malgré leur rupture.Son alcoolisme entraîne des crises de violence répétées. Il est emprisonné à Vouziers, du 13 avril au 13 mai 1885, pour avoir tenté une nouvelle fois d’étrangler sa mère, avec laquelle il vit toujours (elle mourra le 21 janvier 1886). Longue déchéance, sa fin de vie est quasiment celle d’un clochard, hantant cafés et hôpitaux et condamné à des amours « misérables »27. Soutenu par de rares subsides publics ou privés, il donne quelques conférences. Il ne produit plus guère que des textes d’occasion, dont des poèmes érotiques, voire pornographiques. Souffrant de diabète, d’ulcères et de syphilis28, il meurt d’une pneumonie aiguë le 8 janvier 1896, à 51 ans, au 39 rue Descartes, dans le Ve arrondissement de Paris29. Ses obsèques ont lieu le 10 janvier 1896 en l’église Saint-Étienne-du-Mont. Il est inhumé au cimetière des Batignolles à Paris, dans la 20e division, zone qui se trouve actuellement en dessous du boulevard périphérique. En 1989, sa tombe a été transférée dans la 11e division, en première ligne du rond-point central30.

    En totale rupture avec la morale convenue de son temps, Paul Verlaine apparaît comme une figure emblématique du poète maudit, aux côtés d’Arthur Rimbaud qu’il a fait connaître malgré leur rupture. Paul Verlaine, poète bisexuel, aborde dans son œuvre les amours hétérosexuelles comme homosexuelles
    C’est dans un état de clochard, usé, plein de remords pour ses violences et sa déchéance, qu’il écrira « les violons de l’automne blessent mon coeur d’une langueur monotone…..Brisé par les remords, le chagrin et le désespoir de ses actions passées, il y repense et les souvenirs douloureux affluent dans sa mémoire, d’où ces vagues de douleurs et de repentir, qui lui ont inspiré ce poème …état de son âme repentante et douloureuse…..Poème image remord cuisant de son passé dépravé……

  3. Carla

    dit :

    On peut aimer ou pas, mais Verlaine ne mérite certainement pas un « pas mal » ! 

  4. Helga

    dit :

    Lisez « Des inconnues », Patrick Modiano, Page 79. Il y en a cité.

  5. Roger Girard-Carrabin

    dit :

    Il me semble avoir appris :
    les sanglots BERCENT et non BLESSENT !
    d’accord pour le message du débarquement, mais il semblerait
    que l’on ne retienne maintenant que la deuxième « version »,
    qu’en pensez-vous ?

  6. Nives W. Dawood

    dit :

    Est-ce que c’etait la premiere ou la derniere strophe qui a servit de signal pour le debarquement de D Day? j’ai vu le film de D Day, extraordinaire! et le poeme! un des plus beaux de la litterature francaise a mon humble avis. On ne peut le declamer sans avoir la gorge serree et le souffle coupe par l’emotion.

  7. Jo

    dit :

    Chaque mot est saisissant et touchant, merci Mr Verlaine.

  8. Audrey

    dit :

    Indémodable. Superbe.

  9. San

    dit :

    J’aime beaucoup ce poème ! Malgré la tristesse que Verlaine y a mis, ses belles rimes rattrape tout ! Après l’avoir lu une fois, je me souviens toujours des premiers vers.

  10. tahtaoui

    dit :

    J’aime beaucoup. Chaque mot me fait revivre mon passé, ma jeunesse…

  11. Amir

    dit :

    Ah! « Nostalgie quand tu nous tiens ». Ce poème court et compréhensible, traduit bien une rétrospective d’un passé enfoui en chacun d’entre nous et par le dosage subtil des mots, il donne beaucoup de force au contenu pour faire remonter en surface notre lointaine mémoire et nous fait revivre la douceur du merveilleux passé juvénile de chaque être humain. En tout cas, merci pour ce rappel de l’enfance qui nous fait tant de bien!

  12. Michel

    dit :

    C’est un des meilleurs exemples du symbolisme. La langueur se manifeste dans les mots sanglots, longs, violons… On a l’impression d’entendre les violons jouer de la musique… les sons « on, on, on » symbolisent les sons des violons.

  13. Méziane

    dit :

    Un poème qui nous ramène loin en arrière. Une mélancolie qui nous fait du bien!

  14. Laura

    dit :

    J’adore cette poésie, très triste mais bien.

  15. Hennequin

    dit :

    Souvenir d enfance dont on se souvient encore 35 après. Opposée dans sa longueur et sa complexité de « La retraite de Russie ».

  16. robin

    dit :

    Cool poésie !

  17. lea

    dit :

    Je l’ai su par cœur des que je l’ai lu pour la première fois. C’est super facile et super simple. Merci Verlaine !

  18. Sanglots longs des violons

    dit :

    Fantastique et court. Rimes mais simplicité. Pourquoi l’avoir pris pour illustré la seconde guerre mondiale. Pourquoi pour un si joli texte ? Une si jolie poésie ?

  19. Pierre J.

    dit :

    Poème court et saisissant, qui pendant un court instant, nous fait le temps, que parfois l’on regrette tant.

  20. Lakshani Rathnaweera

    dit :

    C’est extraordinaire et beau. Je l’aime beaucoup.

  21. James

    dit :

    Magnifique poème ! Hommage à Paul Verlaine.

  22. Neissou

    dit :

    Qu’elle est la date ?

  23. rosemarie-evangeline98742270803

    dit :

    WOUAW ce poeme est trop classe !

  24. map

    dit :

    Mais Verlaine n’est pour rien dans tout cela, c’est un auteur du XIX° siècle ! Il n’avait rien à voir avec le débarquement de la seconde guerre mondiale…

  25. TeamPoeme

    dit :

    Ce poème est vraiment d’une merveille♥
    Je le prend pour mon exposé, je ne sais pas décrire pourquoi je l’aime tant !
    Est ce que quelqu’un est fort en français pr me donner un bon texte?
    merci de l’aide
    bsx♥

  26. Annick Tirache

    dit :

    Ah ! Paul Verlaine !
    Quel poète !
    voilà de la poésie
    comme on l’aime
    courte
    bien écrite
    facile à mémoriser
    qui ne connait pas
    les premières strophes de ce poème là ?
    j’avais envie de le relire jusqu’au bout
    c’est chose faite grâce à internet
    bonne journée amoureux de la poésie

  27. Carla

    dit :

    Svp je voudrais une explication sur ce poeme Et merci

  28. pla michel

    dit :

    un bonheur extreme de relire ce poême de verlaine

  29. Odette

    dit :

    Gainsbourg a formidablement mis en chanson, ce poème magnifique,
    <3 Gainsbourg forever

  30. poema

    dit :

    j’ai appris cette poésie en CM2 CM1 C’est une très jolie poésie

  31. Ferdinando Cortese

    dit :

    Je l’ai appris par coeur à l’école publique à Naples et comme une vieille chanson je me souviens de tous les mots; c’est imprimée dans mon ésprit.

  32. Malou

    dit :

    Bonjour, je voudrais prendre ce poème pour mon épreuve d’histoire des Arts à la fin de l’année scolaire et je me demandais si quelqu’un pourrait m’en dire plus sur ce que signifie ce poème en tant que message codé, d’après chaque vers, qu’es ce que les résistant devaient comprendre ?

  33. Emma

    dit :

    A la base ce poème raconte la mort de son père et pour finir il a été utilisé pour prévenir les Français du débarquement.

  34. zaruf

    dit :

    perso jle trouve bien!

  35. Frs

    dit :

    enfin pas super

  36. furlin

    dit :

    J’ai appris ce poème au CE2/CM1, je ne l’ai jamais oublié !

  37. Jacques Déthune

    dit :

    Sans le débarquement du 6 juin 1944, qui, en dehors des poêtes, connaîtrait ce poême ?
    Une partie de la première strophe était un message envoyé par les américains à un réseau de résistance pour lui annoncer le débarquement.

  38. juliacerise17

    dit :

    pas mal!!! …

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