Le Bûcheron et La Mort

Nicolas Boileau

Le dos chargé de bois, et le corps tout en eau,
Un pauvre bûcheron, dans l’extrême vieillesse,
Marchait en haletant de peine et de détresse.
Enfin, las de souffrir, jetant là son fardeau,
Plutôt que de s’en voir accablé de nouveau,
II souhaite la Mort, et cent fois il l’appelle.

La Mort vint à la fin: Que veux-tu? cria-t-elle.
Qui? moi! dit-il alors prompt à se corriger:
Que tu m’aides à me charger.

Nicolas Boileau, Poésies

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Un commentaire sur “Le Bûcheron et La Mort”

  1. cyves79

    dit :

    Le langage ne vient pas de la bouche, mais des actes, c’est pourquoi, j’aimerais ne plus pouvoir donner une totale importance à la basse parole… En tous les cas, merci BOILEAU, d’avoir si bien illustré ce point, propre à l’humain.

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