Le dos chargé de bois, et le corps tout en eau,
Un pauvre bûcheron, dans l’extrême vieillesse,
Marchait en haletant de peine et de détresse.
Enfin, las de souffrir, jetant là son fardeau,
Plutôt que de s’en voir accablé de nouveau,
II souhaite la Mort, et cent fois il l’appelle.
La Mort vint à la fin: Que veux-tu? cria-t-elle.
Qui? moi! dit-il alors prompt à se corriger:
Que tu m’aides à me charger.
Nicolas Boileau, Poésies
La mort nous effraie. Elle nous écrase et brise en même temps nos beaux projets.
Très beau poème à méditer ces jours-ci!
Le langage ne vient pas de la bouche, mais des actes, c’est pourquoi, j’aimerais ne plus pouvoir donner une totale importance à la basse parole… En tous les cas, merci BOILEAU, d’avoir si bien illustré ce point, propre à l’humain.