Aurore sur la Mer

Renée Vivien

Je te méprise enfin, souffrance passagère !
J’ai relevé le front. J’ai fini de pleurer.
Mon âme est affranchie, et ta forme légère
Dans les nuits sans repos ne vient plus l’effleurer.

Aujourd’hui je souris à l’Amour qui me blesse.
O vent des vastes mers, qui, sans parfum de fleurs,
D’une âcre odeur de sel ranimes ma faiblesse,
O vent du large ! emporte à jamais les douleurs !

Emporte les douleurs au loin, d’un grand coup d’aile,
Afin que le bonheur éclate, triomphal,
Dans nos cœurs où l’orgueil divin se renouvelle,
Tournés vers le soleil, les chants et l’idéal !

Renée Vivien, Etudes et préludes

Imprimer ce poème

7 commentaires sur “Aurore sur la Mer”

  1. Tharkûn

    dit :

    Joli poème, forme ultra-classique : 3 quatrains, en alexandrins, rimes croisées.

  2. nobias

    dit :

    Ah ces souffrances nocturnes qui travaillent à céler nos destins.
    Elles ne sont pas telles que la fortune en viennent dénouer les liens.

  3. Liloup64

    dit :

    Jolie lecture 🙂
    J’aime bien la présence de la mer dans les poèmes, ça fait rêver !

  4. je sais pas

    dit :

    Très belle poesie , elle me fait rêver je ne suis de ce genre de poésie mais celle la rien a dire…

  5. JEROME

    dit :

    Ce poème me fait rever!

  6. armani

    dit :

    C’est vraiment un poéme magnifique !

  7. XxTHSxX

    dit :

    elle m’a beaucoup aider a trouver une poesie : courte , jolie , et elle m’inspire a chaque fois que je la lis

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *