Ton visage

Esther Granek

Ton visage est une symphonie
Qui chante doucement en moi.
Ton visage est une mélodie
Que je répète mille fois.
Ton visage quand tu n’es pas là
Me poursuit partout où je vais
Ton visage quand je suis venu
C’est comme s’il ne m’avait pas vu.
Tu me fais mal sans le savoir.
Tu me détruis sans le vouloir
Mais je ne peux tourner la page
Et ne connais que ton image.

Ton visage s’est illuminé
Quand tu parlais à mon copain.
Et ça m’a brisé de chagrin.
C’est comme si la vie s’arrêtait.
Ton visage se moque de ma tête
Quand je fais rire l’assemblée.
Alors c’est pour moi une fête
Puisqu’au moins tu m’as regardé.
Tu me fais mal sans le savoir.
Tu me détruis sans le vouloir
Mais je ne peux tourner la page
Et ne connais que ton image.

Combien je voudrais le toucher.
Il est parfois si près du mien.
Du bout des doigts du bout des mains
Comme on fait d’une chose sacrée.
Ton visage me tord les boyaux
Car pour moi tu n’as pas un mot
Et ça me laisse un goût amer.
Mon paradis est un enfer.
Tu me fais mal sans le savoir.
Tu me détruis sans le vouloir
Mais je ne peux tourner la page
Et ne connais que ton image.

Ton visage est une symphonie
Qui chante doucement en moi.
Ton visage est une mélodie
Que je répète mille fois…

Esther Granek, Portraits et chansons sans retouches, 1976

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6 commentaires sur “Ton visage”

  1. Annette Freyne

    dit :

    Sublime poème qui prend aux tripes lorsqu’on le vit… tellement authentique

  2. aras ngongo

    dit :

    Superbe

  3. meriem hamane

    dit :

    Un magnifique poème qui me touche vrément

  4. Cécile Carrara

    dit :

    J’adore…

  5. Birgitte Henriksen

    dit :

    Un poême superbe d’un amour non partagé !

  6. PO

    dit :

    Excellent poème !

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