Pantomime

Paul Verlaine

Pierrot, qui n’a rien d’un Clitandre,
Vide un flacon sans plus attendre,
Et, pratique, entame un pâté.

Cassandre, au fond de l’avenue,
Verse une larme méconnue
Sur son neveu déshérité.

Ce faquin d’Arlequin combine
L’enlèvement de Colombine
Et pirouette quatre fois.

Colombine rêve, surprise
De sentir un cœur dans la brise
Et d’entendre en son cœur des voix.

Paul Verlaine, Fêtes galantes

Imprimer ce poème

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.