A un ange gardien

François Coppée

Mon rêve, par l’amour redevenu chrétien,
T’évoque à ses côtés, ô doux ange gardien,
Divin et pur esprit, compagnon invisible
Qui veilles sur cette âme innocente et paisible !
N’est-ce pas, beau soldat des phalanges de Dieu,
Qui, pour la protéger, fais toujours, en tout lieu,
Sur l’adorable enfant planer ton ombre ailée,
Que ta chaste personne est moins immaculée,
Que ton regard, reflet des immenses azurs,
Et que le feu qui brille à ton front, sont moins purs,
Dans leur sublime essence au paradis conquise,
Que le coeur virginal de cette enfant exquise ?

O toi qui de la voir as toujours la douceur,
Bel ange, n’est-ce pas qu’elle est comme ta soeur ?
O céleste témoin qui fais que sa pensée
Par une humble prière au matin commencée
Dans ses rêves du soir est plus naïve encor,
N’est-ce pas qu’en voyant s’abaisser ses cils d’or
Sur ses yeux ingénus comme ceux des gazelles,
Tu t’étonnes parfois qu’elle n’ait pas des ailes ?

François Coppée, L’Exilée (1877)

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5 commentaires sur “A un ange gardien”

  1. Sarah

    dit :

    J’aime bien

  2. neigeelo

    dit :

    Cool

  3. neigeelo

    dit :

    Quel est le poème qui parle d’ange ?

  4. zezette

    dit :

    magnifique !

  5. princesse

    dit :

    je pensais que ce poème était censé parlé d’amour et je ne vois pas en quoi c’est le cas.

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