Dans la feuillée, écrin vert taché d’or,
Dans la feuillée incertaine et fleurie
De fleurs splendides où le baiser dort,
Vif et crevant l’exquise broderie,
Un faune effaré montre ses deux yeux
Et mord les fleurs rouges de ses dents blanches.
Brunie et sanglante ainsi qu’un vin vieux,
Sa lèvre éclate en rires sous les branches.
Et quand il a fui – tel qu’un écureuil –
Son rire tremble encore à chaque feuille,
Et l’on voit épeuré par un bouvreuil
Le Baiser d’or du Bois, qui se recueille.
Arthur Rimbaud, Poésies
Je me demande si je comprends bien la fin du poème (je suis un Néerlandais).
1. Est-ce le faune qui est épeuré par le bouvreuil? (Et l’on croit épeuré).
2. Est-ce que le bouvreuil est le Baiser d’or du Bois?
Merci d’avance pour vote réponse.
C’est légèrement différent du livre mais c’est ok.
Pas vraiment d’accord avec vous mais bon…
Moi aussi !
Je ne sais pas pourquoi mais ça m’a fait penser à la Belle et la Bête.