La salamandre rouge

Didier Sicchia

J’ai sur le coeur dans la foetale position
Une rouge salamandre mélancolique
Et ce facétieux amphibien glauque et mignon
Démange mon être tant il râle et supplique.

On lui accorde dans l’occulte érudition
Quelques éternelles aptitudes magiques ;
Elle ne craint ni la flamme ni l’ébullition
Et se joue de chacun – l’anathème mythique.

Nutrisco – extinguo, nec pluribus impar ;
Elle a su se blottir en mon être bâtard.

Ainsi, c’est le trouble de ma conscience atone
Où passent le surin et l’eau dans la gouttière.
C’est aussi mon échine râblée qui frissonne
Quand au cou me souffle le soir : « Clos tes paupières ! »

Didier Sicchia, La rhétorique de l’ineffable, 2010

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4 commentaires sur “La salamandre rouge”

  1. ^^

    dit :

    Hey ! si vous voulez j’ai cherché la signification du vers en latin :
    Nutrisco-Extinguo = je mange et je détruis est la devise de François premier et était associé à une salamandre
    Nec pluribus impar = Egal à plusieurs mondes est la devise de Louis XIV, associée à un soleil

  2. Ksword

    dit :

    Pas mal du tout

  3. jean de la molle fesse

    dit :

    Une salamandre ça change des chiens et chats …

  4. nana !

    dit :

    Magnifique magnifique !! je suis bouche bé de le lire et de le relire il est extraodinaire ce poème bravooo!!!!!!!

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