Lune attique

Francis Etienne Sicard

Plastrons d’astre et d’ivoire où se couche le temps,
La lune et son linceul, effarouchant la nuit,
D’une larme perlée, à la saveur de suie,
Percent sommeils et cieux, à pas de revenants.

A peine appareillé, son pur vaisseau d’argent
Quitte temples et ports, puis lentement s’enfuit
Vers ces sphères du soir où se glissent des pluies
Dont les plumes d’onyx se tapissent de sang

De vastes salles d’or qu’engouffrent les abysses
Dégoulinent de feu, s’attachant au festin
De rêves alléchés par un goût de réglisse.

Les îles alentour s’éteignent une à une,
Et la Grèce apaisée déclame son destin
Sous le rayon brillant d’une mèche de lune.

Francis Etienne Sicard, Odalisques, 1995

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3 commentaires sur “Lune attique”

  1. Joanna

    dit :

    Bien sûr que si ! La poésie, ça se ressent avant de se comprendre.

  2. Alex

    dit :

    On ne peut aimer un poème sans le comprendre…

  3. Camille

    dit :

    Bonjours j’aimerais avoir une explication du texte pour mon devoirs de français, Merci d’avance! 🙂
    Ps: J’adore ce poéme

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