Promenade verticale

Edgar Georges

En arrivant au sommet de la colline
J’ai regardé mes pieds nus couverts de boue
Un frisson d’effroi m’a transpercé à ce moment-là
Mais la tendresse, la beauté du ciel m’a calmé

En relevant ma tête, l’horizon s’échappait, la ligne droite éternelle
J’étais en face de mon passé, de mon destin
Je voyais chaque brique s’empiler à toute vitesse
L’air montait et les oiseaux piaillaient de plus en plus fort

Alors j’ai levé les mains au ciel et j’ai crié : « Oui, je pourrais repartir ! »
Je n’avais que dix-sept ans, mais je savais, déjà
Dans la descente, je me suis souvenu de cette vieille femme au pied de mon lit
qui m’a dit que le mal est toujours là où nous cherchons le bien.

Edgar Georges, 2007

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