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Empoisonné


J’ai vu la Croix par dessus la Lune
merveilleux soir de brume
j’avais vingt ans passés

Mille cornes plantées
Mille crevasses brunes
et faisceaux éclatants
Mille pas gravés sur terre
et parfums enivrants

J’ai vu l’homme, la princesse éphémère
et le Père flamboyant

J’étais plus que moi-même
plus grand que le grand
Mon corps lacéré ne me faisait plus mal
J’étais l’air et l’humide
Et il n’y avait plus d’organes
Il n’y avait plus d’ennui

J’ouvrais les portes de la perception divine
Ce soir par dessus la Lune
J’étais empoisonné

Winston Perez, 2009

3 commentaires sur “Empoisonné”

  1. Janin a dit:

    24 mai 10 à 20:34

    Poème superbe ! Merci M. Perez !

  2. francis etienne sicard a dit:

    23 août 10 à 17:00

    La beauté
    est une œuvre,
    aussi fortuite
    que désirée,
    car elle confine
    l’âme
    à la chair
    qui l’habite.

    Votre poème,
    riche,
    est beau.

    Cordialement vôtre,

    Francis Etienne

  3. claudia a dit:

    03 août 11 à 19:05

    Il sera difficile de faire mieux comme commentaire, mais je me dois tout de même le dire,votre poème,est tout bonnement et simplement magnifique !


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