Le Pont Mirabeau
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine.
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913
Jean-Paul Blanc a dit:
08 déc 10 à 22:40belle solitude
Jean-Paul Blanc a dit:
14 jan 11 à 22:46Poésie divine, sustantiellement nourriture de l’âme !
mimi a dit:
27 nov 11 à 22:22c’est moin nourrissant en dissertation…
afef a dit:
07 déc 11 à 23:01c’est presque le seul poete qui utilise un refrain pour accentuer son poeme magnifique ♥ ♥