Sonnet d’automne

Charles Baudelaire

Ils me disent, tes yeux, clairs comme le cristal :
 » Pour toi, bizarre amant, quel est donc mon mérite ? « 
– Sois charmante et tais-toi ! Mon coeur, que tout irrite,
Excepté la candeur de l’antique animal,

Ne veut pas te montrer son secret infernal,
Berceuse dont la main aux longs sommeils m’invite,
Ni sa noire légende avec la flamme écrite.
Je hais la passion et l’esprit me fait mal !

Aimons-nous doucement. L’Amour dans sa guérite,
Ténébreux, embusqué, bande son arc fatal.
Je connais les engins de son vieil arsenal :

Crime, horreur et folie ! – Ô pâle marguerite !
Comme moi n’es-tu pas un soleil automnal,
Ô ma si blanche, ô ma si froide Marguerite ?

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

6 commentaires sur “Sonnet d’automne”

  1. marguerite

    dit :

    marguerite = perle = lune = froidure = fin de saison

  2. Récupéré sur un site..

    dit :

    Le poème « Sonnet d’automne » est un quatrain provenant du recueil de poèmes « Les fleurs du mal » qui a été écrit par Charles Baudelaire et a été édité en 1861. L’auteur utilise la première personne du singulier. Ce poème est composé d’alexandrins excepté le premier vers qui est un décasyllabe. Les deux premières strophes ainsi que la quatrième strophe contiennent des vers aux rimes embrassées alors que la troisième strophe a des rimes suivies. On trouve plusieurs figures de styles, notamment une comparaison au vers 1, « Clairs comme du cristal ». Le poète décrit les yeux de son amante qui s’apprête à lui parler. On observe le déclin de la relation entre ces deux amants. A la strophe 3, le narrateur est calme et posé, « Aimons-nous doucement » au vers 9, alors qu’au vers 13 l’auteur remarque une contradiction entre elle et lui, « Comme moi n’es-tu pas un soleil automnal ». L’absence de mot interrogatif et de point d’interrogation laisse penser qu’il s’agit d’une question oratoire. On a aussi un oxymore, les mots soleil et automnal sont associés alors que le soleil représente la brillance et la chaleur et automnal, la tristesse. Baudelaire utilise aussi une énumération, « Crime, horreur, folie » au vers 12, des termes assez forts qui contrastent avec l’amour de la strophe précédente. Les « ô » répétitifs dans la dernière strophe démontrent le désespoir du narrateur. L’amante, Marguerite est alors qualifiée de « pâle, froide et blanche » au vers 14.

  3. Framboise

    dit :

    Strophe 1
    « quel est donc mon mérite »en fait, comme je le comprends, sa dulcinée lui dit : »quel est donc mon mérite?je ne comprends pas pq parler de mérite? peut-être lui demande-t-elle : est-ce que je te mérite?…….probable
    « excepté la candeur de l’antique animal » pq « antique » et pq animal………..IL NE compare qd même pas sa dulcinée à un animal??????????
    Pq parle-t-il de légende?….l’amour pour lui n’est-il que légende?

    SON ARC FATAL EST-« :CE FAISANT Référence à Cupidon qui positionne sa flèche et s’il la fait partir ce sera le coup fatal????????

    les engins de son vieil arsenal ::endroit où sont stockés des armes…………..PQ

    parle-t-il de cela ?

    Strophe 3 :marguerite est le prénom de sa dulcinée.
    Ce n’est pas le nom de la fleur car en automne il n’y a plus de marguerite.

  4. Anony

    dit :

    Je pense qu’il compare l’amour à la puissance du soleil. Contrairement à un amour passionné (= soleil d’été) « Je hais la passion », lui préfère un soleil d’automne qui est doux et pas brulant « Aimons-nous doucement. ». En effet un amour passionné semble lui faire peur : « son arc fatal. » et « son vieil arsenal : Crime, horreur et folie ! » (son qui reprend le mot : amour). ATTENTION, ce n’est qu’un avis personnel, rien de concret.

  5. pomelette

    dit :

    Je ne vois pas en quoi ce poème traite sur l’automne…

  6. Anonyme

    dit :

    Je ne vois pas en quoi ce poème traite sur l’automne… Un vers ne fait pas forcément le thème de l’oeuvre ! 🙂

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