Nuits de juin
L’été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte
La plaine verse au loin un parfum enivrant ;
Les yeux fermés, l’oreille aux rumeurs entrouverte,
On ne dort qu’à demi d’un sommeil transparent.
Les astres sont plus purs, l’ombre paraît meilleure ;
Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;
Et l’aube douce et pâle, en attendant son heure,
Semble toute la nuit errer au bas du ciel.
Victor Hugo, Les rayons et les ombres
mathieu a dit:
24 mar 11 à 20:23Très beau poème, court et facile pour du Victor Hugo. Je trouve ça vrai et il exprime les sentiments du lecteur envers ses sentiments et donne envie que ce soit l’été, même s’il fait très beau au fil des jours, il manque la température.