A une femme


A vous ces vers de par la grâce consolante
De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux,
De par votre âme pure et toute bonne, à vous
Ces vers du fond de ma détresse violente.

C’est qu’hélas ! le hideux cauchemar qui me hante
N’a pas de trêve et va furieux, fou, jaloux,
Se multipliant comme un cortège de loups
Et se pendant après mon sort qu’il ensanglante !

Oh ! je souffre, je souffre affreusement, si bien
Que le gémissement premier du premier homme
Chassé d’Eden n’est qu’une églogue au prix du mien !

Et les soucis que vous pouvez avoir sont comme
Des hirondelles sur un ciel d’après-midi,
- Chère, - par un beau jour de septembre attiédi.

Paul Verlaine

6 commentaires sur “A une femme”

  1. Evariste Ahmad a dit :

    01 juil 14 à 23:08

    Je l’aime et je vais la dedier à ma petite cherie

  2. Joudia la poète a dit :

    07 mar 14 à 23:21

    Cool, je l’ai offert à ma maman !

  3. Marguerite a dit :

    11 mai 13 à 19:46

    Verlaine était homosexuel et le poème montre bien l’ambiguïté du poète .j’aime bien:)

  4. tetedeQ a dit :

    12 mar 13 à 15:47

    jeu lé lu ä ma meuf pour la sein valantein ! élle ä surkifé ! ZEUB !

  5. angegardin a dit :

    07 mar 13 à 16:49

    Très jolie poème

  6. Rap-Mo a dit :

    16 mai 12 à 12:59

    Je fais de ce poème un texte slam


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