A une femme

Paul Verlaine

A vous ces vers de par la grâce consolante
De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux,
De par votre âme pure et toute bonne, à vous
Ces vers du fond de ma détresse violente.

C’est qu’hélas ! le hideux cauchemar qui me hante
N’a pas de trêve et va furieux, fou, jaloux,
Se multipliant comme un cortège de loups
Et se pendant après mon sort qu’il ensanglante !

Oh ! je souffre, je souffre affreusement, si bien
Que le gémissement premier du premier homme
Chassé d’Eden n’est qu’une églogue au prix du mien !

Et les soucis que vous pouvez avoir sont comme
Des hirondelles sur un ciel d’après-midi,
– Chère, – par un beau jour de septembre attiédi.

Paul Verlaine

11 commentaires sur “A une femme”

  1. Taofick da silva

    dit :

    Sacré verlaine ! J’aimerais pouvoir l’apprendre par coeur. tu as marqué le passé et le présent continue d’apprécier ton talent. Tu es infiniment bon.

  2. jospin

    dit :

    Tres joli poeme! Mon prof a adoré! !

  3. Rachelle

    dit :

    Y a t’il un tableau qui pourrait correspondre a ce poème ?

  4. noel flantier

    dit :

    un aveugle ne voit , il ressent donc paradoxalement il voit

  5. AVlessi Daniel

    dit :

    la femme est toujours le sel de cuisine.

  6. Evariste Ahmad

    dit :

    Je l’aime et je vais la dedier à ma petite cherie

  7. Joudia la poète

    dit :

    Cool, je l’ai offert à ma maman !

  8. Marguerite

    dit :

    Verlaine était homosexuel et le poème montre bien l’ambiguïté du poète .j’aime bien:)

  9. tetedeQ

    dit :

    jeu lé lu ä ma meuf pour la sein valantein ! élle ä surkifé ! ZEUB !

  10. angegardin

    dit :

    Très jolie poème

  11. Rap-Mo

    dit :

    Je fais de ce poème un texte slam

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