Se pétrir d’un voyage

Maëlle Ranoux

Je me souviens de l’océan
Chaud et doux,
S’entêtant à me séduire,
S’allongeant sur mes rêves.

Face aux torrents agités, crissants, d’ici,
Je me souviens de la vie là-bas,
Légère,
Fluide comme une rivière,
Traversante,
Dans un horizon sans barrière.

Je me souviens aussi,
Du souvenir de vous,
Mes êtres demeures,
Comme des arbres absents,
Dont l’ombre fraîche manquait sur mes rives.

Je me souviens de l’océan.
Je me souviens de vous absents.

Je me souviens encore de ceux,
Là-bas,
Restés sous le soleil ardent,
Sur les rives de ma rivière absente.

*

Mais, quelle est cette mélodie ?

Oui, je la reconnais,
C’est la triste mélodie du départ
C’est la joyeuse mélodie de l’ailleurs

Elle me pose, elle m’apaise, elle m’étreint, elle m’appelle,
Elle porte mon chagrin, elle transporte mon espoir.

*

Vos lignes monotones
M’animent !

Vos chemins chauds
M’envolent !

Votre hiver glaçant
M’échauffe !

Votre été bouillant
M’exalte

Vos grises mines
M’amusent !
Vos âmes,
à moi me lient,
à moi m’attachent,
à vous m’attachent.

*

Maëlle Ranoux

Imprimer ce poème

Un commentaire sur “Se pétrir d’un voyage”

  1. lagarrigue

    dit :

    C’est quel siècle ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *