Comme un Chevreuil
Comme un Chevreuil, quand le printemps détruit
L’oiseux cristal de la morne gelée,
Pour mieux brouter l’herbette emmiellée
Hors de son bois avec l’Aube s’enfuit,
Et seul, et sûr, loin de chien et de bruit,
Or sur un mont, or dans une vallée,
Or près d’une onde à l’écart recelée,
Libre folâtre où son pied le conduit :
De rets ni d’arc sa liberté n’a crainte,
Sinon alors que sa vie est atteinte,
D’un trait meurtrier empourpré de son sang :
Ainsi j’allais sans espoir de dommage,
Le jour qu’un oeil sur l’avril de mon âge
Tira d’un coup mille traits dans mon flanc.
Pierre de Ronsard, Les amours de Cassandre, 1552
gertrude a dit:
22 mar 10 à 16:33Un poéme merveilleux, mais bon c’est Ronsard tout de même
DEPREZ a dit:
29 avr 10 à 11:07merci de vos poésies car ma fille doit faire des recherches sur les siécles et vous avez une des seules trouvée dans le notre
kassandra3663 a dit:
09 déc 10 à 20:45magnifique poème
LALIE3 a dit:
09 août 11 à 11:14magnifique poème !:)
W4rrock a dit:
21 sept 11 à 13:25Bravo Ronsard Magnifique !
ghjk a dit:
30 déc 11 à 19:08magnifique poeme mais touchant. il parle de la mort et des animaux et sa sa me touche
ghjk a dit:
05 jan 12 à 17:14Magnifique poeme!!!
=)
;,;!lkkj a dit:
21 jan 12 à 18:57beau mais pas envie de l’apprendre!!!!!!!!!!:)