Le sommeil du mandarin

Guy de Maupassant

Sur sa table de nacre au reflet argenté,
La lune souriait aux tours de porcelaine,
Et trois dames causant au milieu de la plaine
Jetaient comme cet astre une étrange clarté.

Et tandis que le vent soufflait au loin sa plainte,
Mollement étendu sur des tapis soyeux,
Sous les rayons fleuris de sa lanterne peinte
Le mandarin Von-Thang avait fermé les yeux.

Pendant qu’il regardait tranquillement la flamme
Qui versait du plafond ses filets de couleur,
Un songe était venu voltiger sur son âme,
Comme un oiseau de pourpre au-dessus d’une fleur.
Sur sa table de nacre au reflet argenté,
La lune souriait aux tours de porcelaine,
Et trois dames causant au milieu de la plaine
Jetaient comme cet astre une étrange clarté.

Et tandis que le vent soufflait au loin sa plainte,
Mollement étendu sur des tapis soyeux,
Sous les rayons fleuris de sa lanterne peinte
Le mandarin Von-Thang avait fermé les yeux.

Pendant qu’il regardait tranquillement la flamme
Qui versait du plafond ses filets de couleur,
Un songe était venu voltiger sur son âme,
Comme un oiseau de pourpre au-dessus d’une fleur.

Paris, 1872

Guy de Maupassant, Poésie Diverses

2 commentaires sur “Le sommeil du mandarin”

  1. sosolulu16

    dit :

    Ce poème vient du recueil Poèsies diverses (1872)

  2. colombat

    dit :

    bonjour,
    je trouve ce poème superbe, j’ai essayé de trouver le recueil dont il était issu, mais je ne l’ai pas trouvé.. pourriez vous me donner la référence exacte?
    merci!

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