La Fin
Pourquoi on aime tellement regarder le soleil qui se couche ?
Sur un lac doré, derrière une montagne rose
Ou sur une plage déserte un soir d’été
Cette boule de feu plongeant doucement dans la mer lointaine
Le soleil qui se lève, c’est l’expectation, le début
Mais les débuts sont vides, nous les comprenons
Les débuts sont là pour donner du sens aux fins
Nous sommes toujours fascinés par les fins
Même si ce ne sont que des fausses fins
Comme la fin d’un voyage ou d’un film
On sait bien qu’à la fin d’un film, l’histoire continue après
Il faut juste l’écrire
Le soleil qui se couche doucement un soir d’été
Nous ramène chaque fois vers cette fascination de la fin
La fin de la journée ou la fin sans fin ?
Regarder le soleil qui se couche nous aide à mieux comprendre
Que nous ne comprenons rien de la fin, car la fin c’est la fin
Et à la fin, il n’y a rien
Jules Delavigne, Conclusions, 2008
Liz Harvey a dit:
17 juin 08 à 22:10Strong imagery, and a poignant existential ending, so typical of Delavigne’s work.
Sigmund Strepp a dit:
26 oct 08 à 23:31Je trouve ce texte à la fois dur et doux. J’apprécie beaucoup la façon dont Delavigne utilise des couleurs pour renforcer le sens contradictoire du poeme. Des couleurs pleines de vie (la montagne rose, le lac doré et l’orange de la “boule de feu”) de la première strophe contredisent le thème global très noir, ce qui embellit ce poème triste d’une tonalité très positive.
Kiwi-F a dit:
16 nov 08 à 20:00ouah j’ai adoré
c’est tellement bien écrit
j’applaudis Jules Delavigne pour ce merveilleux poème
!!!!!
signée:
KIWI.F
Aurome a dit:
05 juin 10 à 9:26c’est un texte qui me fait du bonheur
dans mon coeur