Une dentelle s’abolit …

Stéphane Mallarmé

Une dentelle s’abolit
Dans le doute du Jeu suprême
A n’entrouvrir comme un blasphème
Qu’absence éternelle de lit.

Cet unanime blanc conflit
D’une guirlande avec la même,
Enfui contre la vitre blême
Flotte plus qu’il n’ensevelit.

Mais chez qui du rêve se dore
Tristement dort une mandore
Au creux néant musicien

Telle que vers quelque fenêtre
Selon nul ventre que le sien,
Filial on aurait pu naître.

Stéphane Mallarmé

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7 commentaires sur “Une dentelle s’abolit …”

  1. Claude

    dit :

    La flamme de mon coeur est ravivée…

  2. gladys miel

    dit :

    J’ai 79 ans mais ces mots mettent le feu en mon corps que je croyais endormi à tout jamais; Ne désespérez pas, une étincelle remet le feu !

  3. Jicé60

    dit :

    Et alors ? Je n’ai pas encore 70 balais, mais j’espère bien pouvoir continuer à jouir (ne serait-ce que de la vie…) quand j’aurai atteint cet age respectable. Messieurs les censeurs de tous poils (…) la sensualité, n’est pas l’apanage de la jeunesse !

  4. Arlette Harrison

    dit :

    Génial.. Tout simplement

  5. sltccool

    dit :

    J’aime beaucoup le commentaire de conico, je partage le même avis.

  6. conico

    dit :

    C’est très sexuel dit donc claudette !

  7. claudette bourgeois

    dit :

    j’ai 70 ans mais ce poème allume une flame a ma sensualité

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