Veillée d’avril

Jules Laforgue

Il doit être minuit. Minuit moins cinq. On dort.
Chacun cueille sa fleur au vert jardin des rêves,
Et moi, las de subir mes vieux remords sans trêves,
Je tords mon cœur pour qu’il s’égoutte en rimes d’or.

Et voilà qu’à songer me revient un accord,
Un air bête d’antan, et sans bruit tu te lèves
Ô menuet, toujours plus gai, des heures brèves
Où j’étais simple et pur, et doux, croyant encor.

Et j’ai posé ma plume. Et je fouille ma vie
D’innocence et d’amour pour jamais défleurie,
Et je reste longtemps, sur ma page accoudé,

Perdu dans le pourquoi des choses de la terre,
Ecoutant vaguement dans la nuit solitaire
Le roulement impur d’un vieux fiacre attardé.

Jules Laforgue

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8 commentaires sur “Veillée d’avril”

  1. Marrpoi

    dit :

    Bof ,trop sentimental

  2. Alexis

    dit :

    Beau poème, mais c’est pour mon devoir de français et je voulais savoir son titre et son année de réalisation, merci.

  3. Jimmy

    dit :

    Pas de sens

  4. les futures poétes

    dit :

    J’ai l’adoré ! Ce poème rend des sentiments au lecteur ! Vraiment jusqu’à présent je n’ai pas trouvée de poème comme celui-ci !

  5. M.Brinon-Vigier

    dit :

    Ce poème est très recherché et je me suis surpris a imaginé une image ! Je vais le proposer à mes élèves de 4°<3

  6. AnOnYmE

    dit :

    Ce poème est juste magnifique mais le sens est dur a comprendre.
    [posté par une élève de 4eme]

  7. EVALUATION

    dit :

    Le poème est bien. Mais le sens du poème est harde !!!

  8. anonyme

    dit :

    bof

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