Crépuscule

Antoine Livic

La cloche à voix humaine
Tinte joyeuse et claire, son cœur est plus serein
Que lorsqu’elle sonne le glas qui bat pour un défunt
Et laisse nos âmes en peine.

C’est l’Angélus du soir
Où le travail s’arrête quand le soleil expire.
Les fleurs exhalent ou pleurent dans la brise qui soupire
Leurs parfums d’encensoir

Quand le dernier rayon jette son cri d’agonie
Allumant l’horizon de ses lueurs d’incendie
Voilà le crépuscule,

Le temps soudain se fige à l’approche de la Nuit
Dans son manteau d’étoiles qui vient crier sans bruit
Que l’homme est minuscule.

Antoine Livic, Chants d’écume suivi de Fleurs fanées, 2017

Imprimer ce poème

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *