Adieu guinguette

Antoine Livic

Novembre, temps des sanglots, la rivière de larmes
En torrent impétueux déverse son chagrin
Et s’épanche parfois en noyant les chemins
De halage et de peine qui avaient tant de charme.

Nous allions en Juillet flâner sur ces sentiers
Pleins d’ombre et de lumière, allant vers la guinguette
Dîner, boire et danser au petit bal musette
Un air d’accordéon, péniches et canotiers.

Ces serments chuchotés au secret des tonnelles,
Ces soleils reflétés jusque dans tes prunelles
C’était Joinville le Pont, tout au pied des coteaux.

Adieu été trop court que notre Automne envie !
Le fleuve ronge ses berges, le temps use la vie
Et des bonheurs anciens ne laissent que ces lambeaux.

Antoine Livic, Chants d’écume suivi de Fleurs fanées, 2017

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5 commentaires sur “Adieu guinguette”

  1. lora antoine

    dit :

    Quelqu’un peut m’expliquer le poème?

  2. Ariane

    dit :

    Bravo ! bravo ! que je suis émue par la saison de ma naissance contée à travers cette talentueuse plume !

  3. Jona

    dit :

    Merveilleux! Ma source d’inspiration!

  4. Danielle

    dit :

    Merci pour ce magnifique poème, que de beaux souvenirs il rappelle, à nous d’essayer de continuer sur le même chemin… Encore Merci

  5. Biron

    dit :

    Magnifique plume et très belle inspiration des mots, un écrit très enrichissant, ce fût un beau partage

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