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Que j’aime le premier frisson d’hiver…


Que j’aime le premier frisson d’hiver ! le chaume,
Sous le pied du chasseur, refusant de ployer !
Quand vient la pie aux champs que le foin vert embaume,
Au fond du vieux château s’éveille le foyer ;

C’est le temps de la ville. - Oh ! lorsque l’an dernier,
J’y revins, que je vis ce bon Louvre et son dôme,
Paris et sa fumée, et tout ce beau royaume
(J’entends encore au vent les postillons crier),

Que j’aimais ce temps gris, ces passants, et la Seine
Sous ses mille falots assise en souveraine !
J’allais revoir l’hiver. - Et toi, ma vie, et toi !

Oh ! dans tes longs regards j’allais tremper mon âme
Je saluais tes murs. - Car, qui m’eût dit, madame,
Que votre coeur sitôt avait changé pour moi ?

Alfred de Musset

2 commentaires sur “Que j’aime le premier frisson d’hiver…”

  1. Pierre a dit:

    09 juil 10 à 11:41

    La première strophe est vraiment “médiocre”. On sent bien qu’il rentre ds son sujet qd il rentre en ville. Il reste bien quelques clichés un peu ridicule (”dans tes longs regards j’allais tremper mon âme) mais les impromptus rattrapent (J’entends encore au vent les postillons crier / Car, qui m’eût dit, madame,
    Que votre coeur sitôt avait changé pour moi)
    Somme toute pas mal

  2. lola a dit:

    09 oct 10 à 17:50

    je n’ai pas aimé le début


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