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Les hiboux


Sous les ifs noirs qui les abritent,
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent !

Sans remuer, ils se tiendront
Jusqu’à l’heure mélancolique
Où poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s’établiront.

Leur attitude au sage enseigne,
Qu’il faut en ce monde qu’il craigne :
Le tumulte et le mouvement.

L’homme ivre d’une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D’avoir voulu changer de place.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

Un commentaire sur “Les hiboux”

  1. amandine a dit:

    15 sept 09 à 16:54

    La date de ce poème est introuvable. Quelqu’un pourrait-il me la donner svp


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