Une allée du Luxembourg

Gérard de Nerval

Elle a passé, la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau
À la main une fleur qui brille,
À la bouche un refrain nouveau.

C’est peut-être la seule au monde
Dont le coeur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D’un seul regard l’éclaircirait !

Mais non, – ma jeunesse est finie …
Adieu, doux rayon qui m’as lui, –
Parfum, jeune fille, harmonie…
Le bonheur passait, – il a fui !

Gérard de Nerval

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6 commentaires sur “Une allée du Luxembourg”

  1. Sylvain FOULQUIER

    dit :

    Ce poème de Nerval a très probablement inspiré à Baudelaire son poème intitulé « A une passante » (Fleurs du Mal, Tableaux parisiens CXXVIII). Les deux poèmes ont exactement le même thème et certaines expressions sont très proches, mais incontestablement le poème de Baudelaire est plus abouti, plus intense, et frappe davantage l’imagination.

  2. stellastar

    dit :

    Un ancien bonheur qui offre à la plume du poète une belle trace, lorsqu’il passe! joliment écrit.

  3. Liame Tammet

    dit :

    OUAH !!!!!!!!!!!!! magnifique ce poeme

  4. gaston gligbe

    dit :

    Poème tres romantique et tres utile pour le commentaire composé

  5. Guy

    dit :

    Le bonheur passait,- il a fui !
    le bonheur est toujours nostalgique ; jamais dans l’instant.
    Il est l’ombre projetée d’un temps fini.
    Il est aussi un viatique qui nous fortifie dans les mauvais moments que la vie ne nous épargne pas.

  6. Notte Marcelle

    dit :

    Merveilleux, mais la fin est triste. Etre ensemble avec l’être aimé est tellement merveilleux quand naturellement cela est possible.

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