Facebook   Google bookmarks   del.icio.us   MySpace   Windows Live

Une allée du Luxembourg


Elle a passé, la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau
À la main une fleur qui brille,
À la bouche un refrain nouveau.

C’est peut-être la seule au monde
Dont le coeur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D’un seul regard l’éclaircirait !

Mais non, - ma jeunesse est finie …
Adieu, doux rayon qui m’as lui, -
Parfum, jeune fille, harmonie…
Le bonheur passait, - il a fui !

Gérard de Nerval

2 commentaires sur “Une allée du Luxembourg”

  1. Notte Marcelle a dit:

    09 fév 10 à 16:03

    Merveilleux, mais la fin est triste. Etre ensemble avec l’être aimé est tellement merveilleux quand naturellement cela est possible.

  2. Guy a dit:

    27 mai 10 à 15:03

    Le bonheur passait,- il a fui !
    le bonheur est toujours nostalgique ; jamais dans l’instant.
    Il est l’ombre projetée d’un temps fini.
    Il est aussi un viatique qui nous fortifie dans les mauvais moments que la vie ne nous épargne pas.


Laisser un commentaire